Bébé doudoux

Nous le savons, le toucher est le sens le plus important dans la vie du nouveau-né.  Il apprend, par nos caresses, à connaître son corps.  Il en discerne les limites et ressent l'amour qu'on a pour lui. Sa peau est sensible et douce.  Il est tout naturel pour les parents de rechercher des matières textiles confortables, ni trop chaudes, ni trop légéres pour vétir leur bébé.

Notre époque est celle des enjeux écologiques et de l'économie mondiale.  Alors que le vingtième siècle s'est dissocié de la production artisanale pour privilégier la production à grande échelle, le vingt et unième siècle est celui des prises de conscience et du passage à l'acte.  En effet, le citoyen moyen se sent interpellé et directement concerné par les méfaits de l'industrialisation.  La polution, l'appauvrissement des sols, la destruction de la couche d'ozone, tous ces sujets font partie de ses préoccupations quotidiennes.  Il ne s'en remet plus aux dirigeants politiques, il prend lui-même ses décisions. Parmi celles-ci, le choix de tissus biologiques et de créations locales. 

Il peut s'avérer ardu de trouver de telles fibres car les producteurs sont rares.  Mais il existe plusieurs alternatives acceptables.  À l'heure actuelle on trouve beaucoup de vêtements contenant un pourcentage plus ou moins élevé de fibre de bambou.  Le bambou n'est évidemment pas une plante originaire du Québec mais sa culture est l'une des plus respectueuse de l'environnement.  Elle donne un tissus doux et confortable parfait pour les vêtements de bébés.  Les créateurs d'ici l'utilisent beaucoup.

Nous ne vivons pas dans un monde parfait.  Il est difficile de faire la part des choses.  Plusieurs voix s'élèvent contre l'utilisation ou l'identification de la fibre de bambou.  Les méthodes de transformation pouvant laisser perplexe.  Il nous appartient de faire nos propres recherches et de se former une opinion. 

Pour ma part, je continue de me mettre à jour autant que puisse se faire.  Le bambou est une plante à croissance rapide, donc facilement renouvelable.  Si nous en abusons, comme nous abusons de la culture du maïs, les conséquences se feront sentir.  Pouvons-nous, en tant qu'êtres intelligents, nous détourner de l'avidité?  Les plantes ne sont coupables de rien.  Elles ont des propriétés plus ou moins bénéfiques aux besoins de l'humain.  L'utilisation que nous en faisons dépend de nous.  Mon opinion personnelle est qu'une bonne diversité permet de profiter du meilleur, sans provoquer le pire. 

 

 

Pour me faire parvenir un texte, s.v.p., simplement me l'envoyer en pièce jointe ou directement à:  lespaniersdupetitcupidon@outlook.com

Je me ferai un plaisir de publier vos histoires.  Merci à l'avance.

Suzanne

Bravo les grands-parents!

Bonjour, 

Vous êtes grands-parents depuis longtemps, depuis peu, ou bientôt? Écrivez-moi, partageons ici les moments les plus tendres, les plus cocasses et les réflexions que votre rôle d'aïeul (quel mot déplaisant!) vous amènent à vivre. 

Vos joies, vos inquétudes, vos attendrissements et vos grandes fiertés; bavo les grands-parents, vous méritez d'être entendus et écoutés.

Je me lance la prèmière:

                                   Arrière-grand-mère?  On aurait pu laisser faire!

J'ai cinquante-sept ans et je serai bis-aïeule dans quelques jours.  Vous vous rendez-compte? Alors que je viens tout juste de réaliser que je ne fais plus partie de la clientèle cible des fabriquants de skinny's et de mini jupes; moi, arrière-grand-mère? NON, NON et NON, je refuse.  Grand-mère ça m'allait.  J'en étais même plutôt fière. Je ne perdais jamais une occasion de le laisser savoir.  Alors, les gens manifestaient leur étonnement; ils auraient jurés que j'étais la maman de mes petits-enfants.  Comment arrivai-je à paraître si jeune? Hinhinhin, qu'est-ce qu'une quincagénaire ne ferait pas pour un petit lifting psychologique? Mais arrière-grand-mère n'a rien de sexy; qu'on trouve une nouvelle appellation.  Même si ça  ne changera rien au fait que ma petite-fille chérie sera bientôt maman et que la grande aventure de l'amour inconditionnel se poursuit.

Ma petite-fille est chez-moi, nous attendons le moment de partir à l'hôpital.  Elle est venue ici en toute confiance, persuadée que grand-maman lui donnerait les meilleurs conseils, grâce à sa longue expérience.  Plusieurs fois au cours de sa grossesse, elle s'est rendue aux urgences, convaincue que le temps était venu.  Un peu honteuse d'autant de fausses alertes, elle n'ose plus, maintenant.  Comme c'est sa première grossesse, elle n'a aucune idée de ce qu'est une contraction.  Chaque femme ayant une perception toute personnelle et un souvenir différent de ce que sont effectivement les contractions, il est difficile de transmettre cette connaissance empirique.   On sait que le ventre se durcit et qu'en générale c'est plutôt douloureux, n'en déplaise aux jovialistes de l'obstétrique; ça fait mal!

Heureusement, grand-maman est là, de plus, elle a son attestation d'accompagnante à la naissance, elle saura quoi faire, n'est-ce pas? 

Hier soir, vers minuit nous avons attéri  en famille;, ma plus jeune fille, 15 ans, les futurs parents et moi-même, avec tous les baggages nécessaires à la mère, au bébé et à l'accompagnante, aux urgences de son hôpital.  Deux heures plus tard, nous étions de retour à la maison; fausse alerte. 

Oups! Grand-maman ne sait pas tout?  non.  Grand-maman n'a surtout pas le même aplomb lorsqu'il s'agit de sa petite chérie.  Je sais pourtant que tant que l'enfant bouge, il n'est pas prêt.  Je le sais, je l'ai dit à plusieurs reprises.  Mais le doute s'est emparé de moi.  Si je me trompais, si ma petite-fille était de ces femmes qui ne ressentent pas les douleurs?  Si, si, si par ma faute, elle accouchait dans de mauvaises conditions?  Et puis on a hâte de le voir, le petit prince.

Sans nul doute, le travail préparatoire est amorcé.  Sans nul doute il s'agit bien de contractions (légéres), sans nul doute grand-maman a perdu un peu de sa crédibilité en matière d'accouchement. 

Tout cela fera partie des histoires que nous raconterons en riant, autour des gâteaux d'anniversaires de notre arrière-petit-fils bienaimé.

Suzanne

 

 

 

 

 

 

 

 

Première journée

Ça y est, c'est fait

Tout chaud sorti du fourneau!

30 août 2016 un petit trésor est né.  Le plus bel enfant que la terre ait porté.  Vous ne me croyez pas?  Vous pensez que j'ai un parti pris? À preuve; photos et vidéos.

J'étais là pour l'accueillir.  C'est toujours un grand bonheur pour moi d'assister à la naissance d'un enfant.  Je remercie donc ma petite-fille et son conjoint de l'honneur qu'ils m'ont fait.  Accompagner des parents dans cette immense aventure, me procure un tel sentiment de pleinitude et d'admiration; c'est indescriptible.  Je suis toujours sidérée par le courage, la force, la ténacité des mamans.    

Il est vrai que l'accompagnement n'est pas de tout repos et que le rôle du conjoint est très important.  Mais ce que la femme accompli dans une salle d'accouchement n'a pas d'égal et mérite d'être souligné.   L'on remet des médailles pour bien moins que cela.  

On parle souvent du miracle de la vie, et on a bien raison.  Au-delà de toute connaissance scientifique, quelque chose de magique se produit lors de la naissance.  Quelque chose de si merveilleux et d'universel que rien ne peut décrire.  Soudain, il est là.  Oui, il vivait déjà à l'intérieur de maman, bien sur.  Mais tout d'un coup, il fait parti de cet univers que nous chérissons tous; la vie. Il devient un membre de la société humaine.  Il devra s'adapter, faire sa place, apprendre la différence entre le bien et le mal.  Il apprendra à se faire aimer et à aimer à son tour.  Bienvenu, petit trésor, nous t'accompagnerons de tout notre amour.